Que dire de plus !
Jeudi 8 mai, 2008
…Maman est chez le coiffeur, le dernier film de Léa Pool, étonne.
La légereté y cotoie la lourdeur et la douleur, le bonheur. Ce long métrage ne tombe jamais dans le pathos, dans le cliché, dans le drame où d’habitude les personnages de Léa Pool se noient. Non. J’avais préparé un long texte où je parlais de cette histoire de famille, j’en glisse quelques mots, mais ils ne rendent pas l’humour, l’amour, la tendresse, la brutalité et la beauté des personnages. Elise, l’aînée, regarde sa famille se désagréger. Son père préfère les hommes mais voudrait rester avec sa mère. Sa mère ne veut pas le voir avant que sa fille ne lui jette cette réalité à l’oreille. À partir de là, les choses déboulent, la mère ne peut plus rien ignorer et elle part. Elise et ses frères restent. Le plus petit a une façon différente d’être qui dérange le père qui n’arrive pas très bien à communiquer avec ses enfants. Et les enfants se débrouillent quand même, tant bien que mal, souffrant, chacun à leur manière, de l’absence de leur mère. Le film est écrit par Isabelle Hébert et se déroule le temps d’un été, vers la fin des années 60, mais j’en ai déjà trop dit sans en rendre toute sa saveur, alors comme le film est encore à l’affiche, allez-le voir. Il faut le vivre. Un clin d’oeil à Bobino, pour ceux qui l’on connu.
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