Un retour
Lundi 24 août, 2009
Bande annonce du film, Dédé – À travers les brumes
Dédé – À travers les brumes de Jean-Philippe Duval m’a donné envie de reprendre mon blog. Pourquoi ? Parce que c’est un petit bijou, du moins, la première partie. Comment faire le récit d’une vie si intense, pleine de vie et du drame qui couve ? Comment faire le récit d’une biographie si récente ? Comment toucher des tabous ? Beaucoup de défis, certains relevés, d’autres moins réussis. Le rythme, l’imaginaire, les images du début du film m’ont fait croire à un chef d’œuvre. Il y a quand même un peu de ça dans ce film, sinon, je n’aurais pas repris ce blog. Du moins pas aujourd’hui. Mais tenir un tel rythme du début à la fin, pas facile. Surtout si le ton du récit, à l’image du personnage principal, change. Le côté génial : l’animation. Elle prend le rôle de la folie, de l’intérieur, de tout ce qu’il serait trop lourd, trop, d’imager dans le réel, pour un personnage si vibrant. Mais, riche au début, l’animation s’essouffle, au cœur du film pour ne réapparaître qu’à la fin. Dommage. Très dommage. Le côté moins génial : des longueurs, des redites. Peut-être que la structure aurait pu être différente. Défi difficile. Je crois que le début a créé en moins des attentes trop élevée. Je suis restée sur ma fin d’un décollage très fort et parfait. Ensuite, j’ai senti de vieux réflexes de films québécois (pas tous, heureusement! mais plusieurs.). Lourdeur dans les dialogues, poignées de portes trop prononcées et insistance sur ce qui est déjà évident. Dommage. Mais quand même un film à découvrir, souffle d’une nouvelle tendance encore à peaufiner.
Entry Filed under: cinéma québécois. Mots-clefs: André Fortin, cinéma québécois, Dédé, Jean-Philippe Duval, Les Colocs, Sébastien Ricard.
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