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Cannes 2007: Prix du scénario

Bande-annonce du film: De l’autre côté (Titre original : Auf der anderen Seiteù

Pour ce film allemand et turc, Fatih Akin, le réalisateur et scénariste a reçu le Prix du scénario à la 60e édition du Festival de Cannes, en 2007. Des destins s’emmêlent et s’entrecroisent entre accidents, amour et mort. En Allemagne, Yeter, une prostituée, est engagée comme compagne de vie auprès d’un vieil homme, vivant avec son fils, Nejat. Ce fils, professeur à l’Université ira à la recherche de la fille de cette femme, en Turquie et finira par s’y acheter une librairie et y rester. De l’autre côté, cette fille, Ayten, viendra à la recherche de sa mère, en Allemagne, poussée à quitter précipitamment la Turquie pourchassée pour ses actions politiques contre le régime en place. Ayten sera recueillie par une jeune étudiante allemande, Lotte, qui tombera amoureuse d’elle. Avec l’aide de sa mère, elle fera tout pour légaliser la présence d’Ayten, en Allemagne, mais en vain. Ayten sera finalement déportée en Turquie et emprisonnée. Lotte va partir en Turquie, la retrouver.

Des chassés-croisés, des rendez-vous manqués, des allers-retours d’un côté et l’autre de la frontière. Il est difficile de se rencontrer ou de se retrouver dans ce superbe film. Les liens filiaux, leur absence ou leur omniprésence sont marqués du saut de la tragédie. La mort survient brutalement, elle surprend et donne, plus d’une fois, une toute nouvelle tournure aux évènements. En fait, il y a tellement de thèmes qu’il est complexe de décrire ce film. Les situations et les personnages sont d’une richesse qui nous tient en haleine, alors que nous sommes loin d’un suspens. La quête de sens aussi est l’une des dimensions de ce film et je pourrais continuer à en énumérer jusqu’à vous faire tourner la tête.

Même si le cinéaste ne réussit pas plus à décrire son film dans cette entrevue, faisant simplement une immense parenthèse sur la mort, c’est un film à voir, plutôt qu’un film dont on parle.

Interview avec Fatih Akin

Add comment Vendredi 2 janvier, 2009

Amour, sexe et mobylette

Amour, sexe et mobylette est une coproduction entre la France et l’Allemagne de Maria Silvia Bazzoli et Christian Lelong. 95 minutes au rythme du Burkina Faso où les burkinabés s’expriment sur l’amour et la sexualité. Ici, le cinéma s’efface au profit des personnages. Le lenteur du film donne l’impression au spectateur de se balader dans Koupéla (ville où tout le film se déroule) . Des enfants parlent d’amour, des ados rêvent ou pas à la personne de leur rêve, des couples se forment et d’autres sont ensembles depuis très longtemps. Dans ce film, tous expriment leur vision de l’amour. Un groupe de jeunes aborde aussi des sujets plus délicats, mais très vite et très peu: l’excision, le partage des tâches, le rôle de l’homme et de la femme. Toutes ses discussions s’attrapent au vol, au petit bonheur des rencontres, des échanges. Plus qu’un regard sur l’amour et la sexualité, c’est un survol des différentes mentalités qui se cotoient en Afrique de l’Ouest, aujourd’hui. La multitude des points de vue, frappe. Certains, certaines, veulent que rien ne change, que les choses restent les mêmes et d’autres parlent de faire évoluer les mentalités. Malheureusement, le film était tartiné de chansons à l’eau de rose sur les amours des différents personnages, brisant le rythme de cette promenade dans les rues de Koupéla. Un film, qui malgré ses légers défauts, donne le pouls d’une population, en cette période de célébration de la Saint-Valentin, au Burkina Faso

Des vidéos filmés à Koupéla, à défaut d’images du film !

Add comment Samedi 30 août, 2008

Entre beauté et brutalité: 4 minutes

Extrait en langue originale allemande

Quatre minutes (Vier minuten) Un cinéaste, Chris Kraus inspiré par une photo dans un journal, celle d’une femme plutôt masculine avec des mains très féminine qui donne des cours de pianos depuis 50 ans dans une prison de femmes. Il imagine une histoire et écrit le scénario. Le tournage est interrompu car cette femme lui fait un procès. Elle a eu une aventure avec une prisonnière et l’accuse d’avoir détourner son histoire. La fiction, une fois de plus, a cogné trop près de la réalité. Huit ans plus tard avec la moitié du budget, le film est lancé en Allemagne en 2006 et reçoit une quinzaine de nominations et de prix à divers festivals. C’est l’histoire d’une rencontre en prison, entre une professeur de piano de plus de 60 ans, Mme Kruger et une jeune femme, Jenny, une prisonnière accusée de meurtre.

Le film est violent, les actrices, poignantes (Monica Bleibtreu : Traude Krüger et
Hannah Herzsprung : Jenny) et la musique, surprenante. C’est un dialogue entre les deux femmes, tant au niveau de leurs passés, de leurs douleurs, de leurs musiques que de leurs amours. Tout aurait pu se dérouler autour de leurs rencontres au piano mais le film peint un portrait beaucoup plus large, s’attardant même sur le personnel de la prison, les détenues, un père repentant. Pourtant, les moments forts du film restent les têtes-à-têtes entre les deux femmes, et la musique, au cœur de leurs rencontres. Pendant de brefs instants qui frôlent la perfection, leurs styles de musique se rencontrent, s’ignorent, s’insultent, s’entrechoquent mais si peu, trop peu…. les notes se perdent un peu dans la surenchère de tous les drames passés ou présents des protagonistes.

Attention: La fin du film
un corps à corps à la vie, à la mort entre une femme et un piano

Add comment Dimanche 20 juillet, 2008


 

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