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Un retour
Bande annonce du film, Dédé – À travers les brumes
Dédé – À travers les brumes de Jean-Philippe Duval m’a donné envie de reprendre mon blog. Pourquoi ? Parce que c’est un petit bijou, du moins, la première partie. Comment faire le récit d’une vie si intense, pleine de vie et du drame qui couve ? Comment faire le récit d’une biographie si récente ? Comment toucher des tabous ? Beaucoup de défis, certains relevés, d’autres moins réussis. Le rythme, l’imaginaire, les images du début du film m’ont fait croire à un chef d’œuvre. Il y a quand même un peu de ça dans ce film, sinon, je n’aurais pas repris ce blog. Du moins pas aujourd’hui. Mais tenir un tel rythme du début à la fin, pas facile. Surtout si le ton du récit, à l’image du personnage principal, change. Le côté génial : l’animation. Elle prend le rôle de la folie, de l’intérieur, de tout ce qu’il serait trop lourd, trop, d’imager dans le réel, pour un personnage si vibrant. Mais, riche au début, l’animation s’essouffle, au cœur du film pour ne réapparaître qu’à la fin. Dommage. Très dommage. Le côté moins génial : des longueurs, des redites. Peut-être que la structure aurait pu être différente. Défi difficile. Je crois que le début a créé en moins des attentes trop élevée. Je suis restée sur ma fin d’un décollage très fort et parfait. Ensuite, j’ai senti de vieux réflexes de films québécois (pas tous, heureusement! mais plusieurs.). Lourdeur dans les dialogues, poignées de portes trop prononcées et insistance sur ce qui est déjà évident. Dommage. Mais quand même un film à découvrir, souffle d’une nouvelle tendance encore à peaufiner.
Add comment Lundi 24 août, 2009
En suspens…
Au lieu de parler des films des autres, je travaille sur le mien, même si depuis j’ai vu une foule de films qui valent le déplacement et d’autres, rien. Mais je vous laisse seul juge de vos choix !Et au plaisir d’entendre vos coups de coeur et vos coups de gueule.
Add comment Dimanche 19 avril, 2009
Krack badaboum
Nitro (2007) d’Alain DesRochers: un beau gosse, une jolie fille, krakbadaboom, des voitures, une situation triste à faire verser quelques larmes… ce qui nous amène à l’utilisation massive de muscles, de poursuites, de coups de gueule et autres et encore plus de belles voitures, Donc pour les amateurs de films d’action à grosse machinerie et intrigue lourde, pour ceux qui s’ennuient de Lucie Laurier (présence maintenant rare au cinéma) et pour ceux (celles est toujours sous-entendu) qui veulent voir Guillaume Lemay-Thivierge en pleine action.
Add comment Jeudi 5 juin, 2008
Que dire de plus !
…Maman est chez le coiffeur, le dernier film de Léa Pool, étonne.
La légereté y cotoie la lourdeur et la douleur, le bonheur. Ce long métrage ne tombe jamais dans le pathos, dans le cliché, dans le drame où d’habitude les personnages de Léa Pool se noient. Non. J’avais préparé un long texte où je parlais de cette histoire de famille, j’en glisse quelques mots, mais ils ne rendent pas l’humour, l’amour, la tendresse, la brutalité et la beauté des personnages. Elise, l’aînée, regarde sa famille se désagréger. Son père préfère les hommes mais voudrait rester avec sa mère. Sa mère ne veut pas le voir avant que sa fille ne lui jette cette réalité à l’oreille. À partir de là, les choses déboulent, la mère ne peut plus rien ignorer et elle part. Elise et ses frères restent. Le plus petit a une façon différente d’être qui dérange le père qui n’arrive pas très bien à communiquer avec ses enfants. Et les enfants se débrouillent quand même, tant bien que mal, souffrant, chacun à leur manière, de l’absence de leur mère. Le film est écrit par Isabelle Hébert et se déroule le temps d’un été, vers la fin des années 60, mais j’en ai déjà trop dit sans en rendre toute sa saveur, alors comme le film est encore à l’affiche, allez-le voir. Il faut le vivre. Un clin d’oeil à Bobino, pour ceux qui l’on connu.
Add comment Jeudi 8 mai, 2008